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16 décembre 2009

La presse anglosaxonne enthousiaste

BURGHOUND.COM, Octobre 2009 (Etats-Unis)

Domaine Bernard Defaix – Chablis
Didier Defaix décrit  le millésime 2008 comme « un millésime complexe. Il y eut des périodes de chaleur suivies par d’autres, plus fraîches et pluvieuses, ce qui, en temps normal , aurait conduit à la pourriture, mais le vent du nord a sauvé les choses en arrivant dès le début de septembre. Cela nous a également permis de ne commencer à vendanger que le 30 septembre, et ce, tranquillement jusqu’au 17 octobre. Le vent ayant séché totalement la végétation, il n’y avait aucune urgence. De plus, nous avons pu vendanger chaque parcelle à complète maturité, car le vent a contribué à concentrer les sucres, même si, parallèlement l’acidité se dégradait, nous obligeant à surveiller les choses de près. Le degré potentiel se situait entre 12 à 13 % et les rendements étaient inférieurs de 30% à ceux de 2007. J’aime beaucoup les 2008 qui ont un peu plus de chair que les 2007, même si les 2007 peuvent être dégustés  maintenant si on le souhaite ». Je l’avais déjà remarqué mais cela mérite d’être à nouveau souligné.
Les vins du domaine Bernard Defaix figurent désormais parmi ceux des 10 meilleurs domaines à Chablis et les 2007 autant que les 2008 méritent votre attention.

2008 Petit Chablis : un nez frais et franc de fruit vert et suffisamment caractéristique de Chablis, qui amène, de manière intéressante, à des saveurs citronnées et racées puis à une finale très intense. 86/2010+
2008 Chablis : un nez ultra classique – qui ne peut provenir de nulle part ailleurs que de Chablis – de fruit vert, de coquille d’huître et d’eau de mer, qui complète des saveurs pures et fraîches culminant dans une finale de belle texture, gouleyante, détaillée et débordant d’extrait sec, d’une longueur étonnante pour un vin de ce niveau. Excellente qualité et recommandé. 89/2011+
2008 Chablis Vieilles Vignes : (vieille vigne de 45 ans, 20% en fûts pas neufs, et pas de stabilisation au froid). Le passage en fût n’a pas encore été complètement intégré et ressort légèrement d’un nez par ailleurs frais et complexe qui laisse place à des saveurs sérieuses, concentrées et pleines de sève qui persistent remarquablement dans la finale sèche et racée. Ce village aussi vaut le détour. (88-91)/2012+

2008 Chablis « Les Lys » : (10-15% en fûts). Ici, le chêne est beaucoup plus discret pour ne pas dire absent et permet au nez très floral, élégant et légèrement épicé de s’exprimer pleinement. Les saveurs délicates et raffinées apportent une bonne richesse mais également de la subtilité à la finale précise et persistente. Un « must » de la finesse. (89-92)/2012+
2008 Chablis « Vaillons » 
: (presque tout sur Vaillons et un peu sur Séchet). Un usage similaire du bois encadre des saveurs d’agrumes, d’épice, de brioche et de fleurs blanches qui évoluent quelque peu vers des saveurs plus riches qui possèdent de bons niveaux d’extrait et une superbe intensité sur la finale de sève couvrant le palais , très caractéristique du  Chablis. Un vin délicieux. (90-92)2013+
2008 Chablis « Côte de Lechet » : Un subtil passage en fût fait ressortir des arômes extrêmement frais d’agrumes et de pierre qui s’équilibrent avec des  saveurs étonnemment riches et charpentées, précises et bien tendues, et qui se terminent sur une finale très nette et persistante, très caractéristique du Chablis. En un mot, fantastique.  (90-93)2013+
2008 Chablis « Côte de Lechet - Réserve » :  (vignes de 50 ans, 40% en fûts pas neufs). Ici, le bois, comme à l’habitude, ressort d’avantage mais malgré tout pas suffisamment pour  dominer  le caractère citronné et d’air marin qui précède les saveurs très fraîches et pures qui débordent d’extrait sec, arrondissant la finale plus pointue qui tapisse le palais. C’est une combinaison de puissance, d’énergie et d’élégance, tout à la fois. Egalement excellent. (91-93)/2013+
2008 Chablis « Fourchaume » : (sur le secteur de Côte de Fontenay). Un nez mûr mais tout à fait classique de fruit vert, avec un soupçon de coquille d’huître, qui sont également reflétées par les saveurs riches et charnues, assez puissantes sur la finale dense, complexe, éclatante et extrêmement longue, qui conjugue puissance et vigueur. De même que pour la cuvée Réserve, il est impressionnant. (91-93)/2013+
2008 Chablis – Vaudésir : La fermentation malolactique se termine tout juste au moment de ma tardive visite de juin, et le nez en est nettement marqué, et cependant les saveurs riches sont denses, complexes, énergiques et puissantes, avec une finale presque douloureusement intense et tendue. Le Fourchaume est impressionnant mais il est clair que le Vaudésir entre dans une autre dimension. (92-94)/2014+
 2008 Chablis – Bougros : Un nez similaire mais quelque peu moins troublé ici donne un aperçu de notes  de fruit vert et de coquille d’huître, précédant les saveurs très riches, pas aussi concentrées mais qui ont beaucoup de vigueur et de caractère sur la finale très pointue, racée et extrêmement longue. (91-94)/2015+
2007 Chablis Vieilles Vignes : (vieille vigne de 45 ans, 20% en fûts pas neufs, et pas de stabilisation au froid). Un nez mûr et tout à fait classique avec une réduction minérale évidente conduit à des saveurs riches et pleines dotées d’une ample concentration de milieu de bouche ainsi que d’une très bonne longueur et profondeur. Le caractère « vieilles vignes » est flagrant. Excellente qualité pour son niveau et hautement recommandé. 90/2012+
2007 Chablis « Les Lys » : (10-15% en fûts). Un nez mûr, pur et ultra raffiné, qui est à la fois aérien et en dentelle, qui fait apparaître des arômes séduisants de brise de mer, de poire blanche, de zeste de citron, des touches d’épice et des nuances d’iode. Cela continue sur des saveurs intenses, ciselées et superbement précises qui représentent un modèle de délicatesse. Les saveurs remarquables dominent la finale austère et discrète. J’aime vraiment le style de ce vin du fait de son élégance, mais il est un peu resserré. 91/2012+
2007  Chablis « Vaillons » : (presque tout sur Vaillons et un peu sur Séchet).  Un nez ouvertement épicé avec un zeste de citron, des nuances de brise de mer et des arômes de fruit vert mûrs, se mèle à des saveurs presque douloureusement intenses, très précises et fermes, soutenues par un solide support acide et une minéralité mordante sur une finale assez austère. Ici, il n’y a pas la finesse des Lys mais c’est plus puissant et le caractère « Chablis » est encore plus présent, ce qui donne un léger avantage à ce vin. 92/2013+
2007  Chablis « Côte de Lechet » : Comme le sont toujours les meilleurs exemples de Lechet, celui-ci possède un nez ultra élégant de fleur d’agrumes, de coquille d’huître, de pierre chaude et de zeste de citron, dont le dernier est aussi reflété par des saveurs d’une belle texture, racées, ciselées, débordant d’extrait sec, avec un caractère très Chablis sur une finale exceptionnellement longue et austère. C’est un style classique de la vieille école de Chablis qui est un peu plus fin que Vaillons même s’il est moins puissant – un choix de qualité. En un mot, excellent. 92/2013+
2007 Chablis « Côte de Lechet - Réserve » :  (vignes de 50 ans, 40% en fûts pas neufs). Une subtile touche boisée souligne un nez similaire mais légèrement plus mûr de menthol. On la retrouve dans les saveurs exceptionnellement riches, structurées et intenses, qui possèdent de la dimension et du poids sans perdre pour autant son sens du détail et du tracé. Le tout enveloppé dans une finale explosive. En somme, celui-ci est également très prometteur. 92/2013+ 

2007  Chablis « Fourchaume » : (sur le secteur de Côte de Fontenay).  A l’aveugle, il serait presque impossible de trouver autre chose que du Chablis du fait de son nez tellement classique d’air salin, de coquille d’huître et de fruit vert qui est en même temps pur, structuré et élégant, avant de céder le pas à des saveurs douces et concentrées qui couvrent le palais. Le tout enveloppé dans une finale merveilleusement intense. C’est assez différent des exemples de Côte de Lechet et devrait bien vieillir. 92/2013+
2007  Chablis – Vaudésir : Celui-ci est aussi tout à fait classique avec des arômes mûrs, purs et élégants qui sont équilibrés par une touche de boisé discret, précédent des saveurs concentrées, profondes et structurées. Cela reste un vin de finesse et d’élégance avec une finale minérale à la fois concentrée et extrêmement longue. L’équilibre est parfait, et la progression est lente avant d’arriver sur la finale, explosive qui couvre le palais. 93/2014+
2007  Chablis – Bougros : Une adroite touche boisée s’allie en douceur aux arômes mûrs  floraux et fruités qui s’harmonisent avec des saveurs intenses, pures et notablement charpentées qui explosent sur une finale presque brutale. C’est un vin puissant et concentré, extrêmement long grâce à un extrait sec important. Ce n’est pas tout à fait aussi élégant que le Vaudésir mais très caractéristique de Bougros. 93/2014+

Domaine Jaeger-Defaix (Rully)
Ce nouveau domaine a commencé avec le millésime 2003. Il est géré par Didier Defaix (voir la rubrique Chablis) car ce vignoble appartenait à la grand-tante de sa femme qui, avant la reprise par Defaix, vendait sa production en raisin. Le domaine fait 4 ha avec 5 premiers crus. Le raisin est vinifié à Chablis, ce qui fait en gros 2 heures de route. Defaix a expliqué que tous les 2008 étaient encore en fermentation malolactique, et par conséquent seuls les 2007, en bouteille, sont répertoriés ci-dessous. Les 2008 figureront dans l’édition de l’année prochaine.
2007 Rully « Mont Palais » : Une touche très subtile de boisé met en valeur les arômes de chèvrefeuille et d’agrumes, ainsi que des notes délicates de muscat, qui se fondent dans des saveurs souples, rondes et très agréables qui possèdent un bon détail et une excellente précision finale. Un vin équilibré avec une belle longueur et une parfaite complexité. 89/2010+

2007 Rully « Les Cloux » : Ici, le passage en fut est un peu plus évident, encadrant d’agréables arômes de fleur blanche qui précèdent des saveurs plus concentrées et des saveurs intermédiaires soutenues par un solide support acide sur une riche et longue finale minérale. C’est un joli vin même s’il est un peu boisé, mais ce boisé ne bouleverse pas l’équilibre total. 89/2011+
2007 Rully « Rabourcé » : le chêne plus discret souligne des notes florales et de zeste de citron qui complètent une bouche riche, pleine et naturellement douce. La finale possède une texture séduisante avec une belle profondeur et une excellente longueur. C’est presque un mélange hypothétique des deux vins précédents, avec une pointe de minéralité. Recommandé. 90/2011+
2007 Rully « Préaux » : Un nez très frais et vraiment mûr de fruits rouges manifeste des notes subtiles de terre et de bois qui culminent sur des saveurs souples, rondes et détaillées qui sont délicieuses et assez pures même si elles ne sont pas très complexes.  Cependant, c’est un pinot franc qui offre une exubérance agréable, qui vaut le détour et peut être consommé dès à présent. 88/2010+
2007 Rully « Clos du Chapitre » : les notes légères de boisé sont associées aux arômes un peu plus élégants et mûrs de framboise, de cerise et de terre chaude qui mènent vers des saveurs riches, rondes qui sont faciles mais pas simples sur une finale agréable et piquante. Ici la maturité phénolique est plus évidente et il devrait rester 1 à 3 ans en cave. En somme, ce vin est à la fois séduisant et délicieux. 89/2011+

A GUIDE TO THE WINES OF CHABLIS, Austen BISS (Royaume Uni)

9 domaines de Chablis ont obtenu 3 étoiles. Nous sommes parmi eux.
Bernard est la quatrième génération d’une famille renommée de vignerons, il a commencé son propre domaine en 1959 avec deux hectares de vignes. A la retraite de Bernard, ses fils Sylvain et Didier ont repris la direction et il est à noter que le domaine s’étend à présent sur plus de 25 hectares, dont 9 hectares en Premier Cru Côte de Lechet.  Le Domaine Bernard Defaix est le propriétaire qui possède la plus grande surface de ce climat, dont une partie fut plantée en 1955. 12 hectares sont plantés en Chablis Village, dont 1 hectare en Vieilles Vignes, qui datent de plus de 40 ans. En plus de cela, le domaine achète maintenant des moûts de Fourchaume et de Grands Crus Bougros et Vaudésir.
Defaix insiste sur le fait qu’une vinification réussie commence par le travail dans la vigne, de manière à produire le fruit à sa meilleure maturité. Les rendements sont extrêmement faibles, variant de 35 hectolitres par hectare pour le Côte de Lechet Vieilles Vignes à 55 hectolitres par hectare pour le Petit Chablis. 16 hectares des vignes du domaine sont exploitées biologiquement. Ils souhaitent convertir l’ensemble du vignoble en agriculture biologique à partir de 2009. Les vendanges sont effectuées mécaniquement, ce qui permet entre autres d’interrompre la vendange aussitôt qu’il pleut. Après la table de tri, les raisins sont pressés doucement en pressoir pneumatique, de manière à ce que le moût produit nécessite moins de débourbage.
Les fermentations alcoolique puis malolactique se déroulent en cuve inox, et le vin est laissé sur lies fines, soutiré et collé avec de la bentonite ou de la colle de poisson. L’élevage prend 3 à 8 mois, selon la nature de la cuvée et le millésime, suivi par une légère filtration et la mise en bouteille.
Il y a  une cuvée Côte de Lechet Vieilles Vignes Réserve, qui est partiellement vinifiée en fûts de chêne, où il reste pendant 8 mois avec des batonnages réguliers. Le vin est ensuite soutiré et est remis en barriques pour 4 à 6 mois supplémentaires avant dégustation puis assemblage avec la même cuvée élevée en cuve inox. L’objectif de cette méthode est d’obtenir un Côte de Lechet plus puissant, tout en conservant typicité et élégance. Les exemples de 2006 et 2007 sont des vins de rêve,  et le Côte de Lechet du domaine Bernard Defaix est vraiment extraordinaire.
Des bouchons synthétiques sont utilisés pour le Petit Chablis, le Chablis et les demi- bouteilles.Tous les vins dégustés en mai 2009 étaient très bons. Une vinification et des vins remarquables.

Petit Chablis
– Délicieux et solide.
2008
Issu de vignes plantées sur un sol kimméridgien. Délicieusement appétisant, un fruit délicieux et une acidité équilibrée, du croquant, une finale minérale, très très longue. Vraiment bon.
Chablis – Délicieux et solide.
2008 Un fruit délicieux au nez, des saveurs d’herbe coupée sur le palais, de pommes vertes fraîches, une acidité succulente, du croquant et une longue finale pure. Vraiment bon.
Chablis Vieilles Vignes – Une intensité établie, également délicieux et solide.
2007 Un nez plus intense, floral et minéral, riche, concentré, croquant, et épicé avec un équilibre et une finale superbes. Vraiment bon.
2006 Un nez intense de fruit et de fleur, minéral, riche, élégant, croquant, épicé, des arômes d’abricots, avec une bonne concentration, un équilibre et une finale superbes. C’est élégant et délicieux. A boire à partir de 2010/11. Excellent.

PREMIERS CRUS
Côte de Lechet
– Bernard Defaix est le meilleur producteur de cet excellent premier cru.
2008   Agréable nez minéral élégant,  un fruit délicieux avec une acidité équilibrée, un longueur douce et élégante, minéral, pierreux, une intensité qui emplit la bouche de saveurs délicieuses. Fabuleux. A boire à partir de 2011. Excellent.
2007
Un vin  sensationnel. Arôme de pierre, une minéralité calcaire, un fruit très concentré, extrêmement élégant, un vin de typicité, intense, très long, élégant, fabuleux. Délicieux. A boire de 2010 à 2016.
2006 Arôme de pierre, de minéraux calcaires, de fruit très concentré, une extraordinaire acidité. Un vin très élégant, d’une grand typicité, intense, très long et avec une finale délicieuse. Aussi plaisant que le Chablis Vieilles Vignes 2006. Absolument délicieux. A boire à partir de 2010 si vous pouvez patienter. Excellent.
Côte de Lechet Vieilles Vignes
– Le Vieilles Vignes est encore plus intense et concentré.
2008   Un vin incroyable. Dégusté en compagnie de Nick Clarke de Dreyfus Ashby, importateur des vins de Louis Michel. Ce dernier s’est exclamé : « Oh,  c’est un régal ! ». Mêmes commentaires que pour le Côte de Lechet 2008 ci-dessus, mais avec davantage de concentration. A boire à partir de 2011/12. Vraiment remarquable et Excellent.
2007
Issu de vignes plantées en 1955. Comment le Côte de Lechet 2007 pourrait-il être meilleur ? Il ne peut pas, mais c’est différent. Un nez vraiment élégant de fruit très concentré, soulignant des arômes minéraux et floraux, intenses, d’épices et une grande longueur en bouche. C’est absolument sensationnel avec des fruits de mer. A boire à partir de 2010/11 et pendant 6 ans, peut-être plus. Excellent.
2006 Un fruit élégant et une acidité extrêment équilibrée, des arômes d’agrumes, d’ananas et de mangue, de fruits exotiques. Très intense, expansif, très riche, long et complexe. A boire en 2010 et pour de nombreuses années. Excellent.
Les Lys – des vins d’élégance et de finesse.
2008    Des arômes fruités et floraux avec une acidité douce ; très minéral, une grande longueur et persistance, une finale sèche mais dans le bon sens du terme, élégant et féminin. A boire à partir de 2011. Très bon.
2007
Un nez fermé,  un fruit délicieux,  de pêche, avec de l’élégance et de la finesse, un bel équilibre, et une finale pure. Un vin de classe. Nécessite encore une année. A boire de 2010 à 2016. Excellent.
Vaillons
– Le meilleur Vaillons de loin.
2008
Fermé au nez mais le palais souligne un fruit délicieux avec une belle acidité astringente en bouche, des fruits jaunes, de la noisette, une typicité minérale, un vin parfumé, avec un long et superbe arrière-goût. Un vin délicieux. A boire à partir de 2011. Excellent.
2007  Un nez doux ici, élégant, floral et féminin, avec du kiwi et des fruits de la passion, de l’intensité, une bonne longueur et une finale croquante et pure. A boire de 2010 à 2016. Très bon.
2006    Un fruit doux au nez, de l’élégance, un vin floral et féminin, avec du kiwi et des fruits de la passion à nouveau, une bonne intensité, de la longueur et un arrière-goût, et une finale croquante et pure. Délicieux. A boire dès maintenant et à apprécier 4 à 5 ans. Excellent.

GRANDS CRUS
Bougros 2006
Un nez fermé, un peu fumé, c’est un vin très puissant, masculin et riche. Emplit la bouche avec un fruit magnifique et intense, beaucoup d’acidité  pour la conservation dans le temps,  avec une très bonne longueur et une excellente finale. A boire à partir de 2012. Excellent.
Vaudésir 2007    Oubliez que c’est un vin de négoce, il est très bon. Un nez marqué de typicité, un fruit élégant, intense et puissant avec une belle longueur et de l’arrière-goût. Une minéralité incroyable et une typicité très présente. A boire  à partir de 2012. Vraiment bon.

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24 septembre 2009

Un très beau millésime 2009 s'annonce

Nous avons attaqué les vendanges le samedi 12 septembre à Rully puis le mercredi 16 septembre à Chablis. La récolte s'est déroulée sous une météo très clémente: un vrai temps de vendange avec brumes et brouillard le matin puis grand soleil dans la journée. Un petit intermède pluvieux plutôt bienvenu compte tenu de la sécheresse s'est intercalé en début de vendange sans causer de problème.

A Rully, les blancs présentent une très belle concentration et les rouges une maturité optimale avec des tanins déjà très soyeux. Un grand millésime en perspective.

A Chablis aussi la maturité est excellente avec une acidité légèrement plus faible que la moyenne du fait du fort ensoleillement de la mi-août. Pour autant l'équilibre sucre/acide est très satisfaisant et les moûts présentent une très belle concentration. Les fermentations alcooliques ont démarré tranquillement et de façon régulière.

2009 est aussi notre premier millésime 100% bio sur Chablis et Rully puisque nous sommes en première année de certification sous le contrôle d'Ecocert. Cette année, comme en 2008, la pression de maladie était assez hors norme tant pour le mildiou et l'oïdium que pour les vers de la grappe. Malgré ce contexte délicat, nous avons pu maintenir un état sanitaire correct.
Il est intéressant de constater que nous nous retrouvons dans un contexte de travail proche de celui de nos parents dans les années 50/60 lorsque seuls les produits de traitement non rémanents comme le cuivre et le soufre existaient.
Nous avons encore à apprendre pour apprécier au mieux le comportement et les réactions de la vigne dans ce nouvel environnement. Et, là encore, la bio n'apparaît pas comme une fin en soi mais comme un moteur de réflexion sur notre façon de travailler tant dans les vignes qu'en cave pour les vinifications.




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