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Les Vins

Infos sur les millésimes :

2016, UNE SAISON ÉPROUVANTE MAIS UN MILLESIME RÉUSSI

L'hiver a été particulièrement doux, sans neige ni gel. Douceur et temps sec en décembre tandis que la pluie est tombée en abondance sur janvier et février.

En mars, nous avons profité d'une belle période sèche. Les températures plus fraîches ont évité que la vigne n'évolue trop tôt.
Cette météo nous a permis de réaliser les premiers labours dans d'excellentes conditions.
Malheureusement, l'hiver n'avait pas dit son dernier mot. Dans la nuit du 26 au 27 avril, les températures sont descendues jusqu'à -2°C avec une très forte humidité. Les dégâts étaient visibles dès le lendemain à Chablis comme à Rully. La particularité de cette gelée est qu’elle a frappé de façon très étendue tant en zones gélives qu’en zones habituellement préservées.

Puis les éléments défavorables se sont succédés jusqu’à la fin de la saison. La grêle a ainsi impacté le chablisien très durement et à deux reprises le 13 et le 27 mai.

Dans le même temps, la pluie est tombée de façon incessante pendant tout le printemps entraînant une très mauvaise floraison et une pression de mildiou inédite. Début juin, après des semaines très humides et une pression mildiou au plus fort, nous étions quasiment à deux traitements cuivre/soufre par semaine sans résultat. Compte tenu des pertes déjà subies par le gel, il nous est apparu inconcevable de ne pas prendre toutes les mesures possibles pour contenir le mildiou. Nous avons donc positionné plusieurs traitements conventionnels pour limiter l’évolution du champignon. De ce fait, nous perdons la certification à partir du millésime 2016 pour repartir sur 3 ans de conversion. Ce fut une décision très difficile à prendre mais nécessaire à notre sens pour préserver un minimum de récolte.
En août,  la sécheresse et la chaleur tant attendues sont arrivées mais de façon brutale et intense ce qui a provoqué de la grillure et des symptômes de déshydratation,...

Chacun de ces évènements climatiques a entraîné une perte plus ou moins importante selon les secteurs. Nous étions donc préparés à rentrer une récolte historiquement basse et c’est malheureusement ce qui s’est produit, et même pire que nos prévisions.
En ce qui nous concerne, la perte de récolte est de l’ordre de 70%. Elle  se situe vers 50% en moyenne sur le chablisien.

A Rully, la saison a suivi les mêmes épisodes climatiques mis à part la grêle. Les volumes sont légèrement déficitaires sur les rouges (de l’ordre de 30%) et réduits de moitié sur les blancs.

Il reste tout de même un point positif (et non des moindres): la bonne qualité de ce millésime 2016 qui allie maturité, tension et équilibre sur les blancs. Et sur les rouges, des tanins soyeux et une belle profondeur.

2015, UN MILLESIME EN OR

L'hiver 2014/2015 a été assez clément (trop même) exception faite de quelques jours de gel au mois de janvier.
Le débourrement est intervenu fin mars/début avril ce qui situe l'année dans la moyenne. Tout au long du printemps, les températures clémentes ont permis une pousse régulière. La floraison s'est déroulée début juin dans d'excellentes conditions.
Enfin, grâce aux très faibles précipitations, la pression des maladies est restée limitée.
Les mois de juin et juillet ont été très secs. Puis en août, des averses sont intervenues juste avant véraison ce qui a bien débloqué l'évolution du raisin.
Nous avons donc enfin vécu en 2015 une saison facile.

Malheureusement, tout début septembre, un très gros orage est tombé sur Chablis avec plus de 100 mm de précipitations en quelques heures et de la grêle.
Heureusement, nos parcelles ont été très peu impactées par la grêle. Mais cet orage a considérablement accéléré la maturité et nous a obligé à avancer la date de vendange.
Nous avons donc commencé à vendanger le 4 septembre à Chablis comme à Rully.
Dès les premières pressées, les moûts ont montré une belle concentration et des arômes de fruits.
En ayant vendangé suffisamment tôt, nous avons pu préserver le parfait équilibre des jus.
Les fermentations alcooliques ont démarré très vite mais se sont prolongées sur une longue période. C'est un point positif car celà constitue un batonnage doux et naturel.
Début décembre, sur certaines cuvées, les sucres n'étaient toujours pas finis. Les fermentations malolactiques se sont enclenchées naturellement tout de suite
après la fin des sucres soit début janvier. Après malo, les vins ont retrouvé un très beau dynamisme et celà même si la teneur des vins en acide malique était faible.
En résumé, 2015 est un millésime très gourmand tout en gardant une belle fraîcheur et doté d'une jolie complexité arômatique.

2014, UN MILLESIME TRES TYPE

Les mois de janvier/février ont été très humides et frais sans être jamais réellement froids. Cette absence de gelées a eu une conséquence directe sur les populations de ravageurs qui ont pu prospérer. Début mars, le temps a radicalement changé avec l'arrivée d'une très belle période ensoleillée et même chaude pour la saison. Le débourrement est intervenu en avance et s'est déroulé rapidement. Malgré cela, les mange- bourgeons qui sévissent uniquement au moment du débourrement ont été particulièrement actifs.

A la mi-avril, le cycle végétatif présentait une avance de 3 semaines. Conséquence de cette précocité: quelques dégâts de gel intervenus mi avril sur certaines parcelles.
Sur le mois de mai, des périodes beaucoup plus fraîches et humides sont intervenues et la pousse a considérablement ralenti. Nous nous retrouvions alors dans la moyenne en terme de cycle végétatif.

La floraison s’est déroulée début juin très rapidement, du fait des températures élevées. Après la floraison interminable de 2013, cette rapidité nous a semblé de bon augure. Mais nous nous sommes finalement aperçus que cette année encore la coulure avait fait des dégâts. Il semble que cette fois la responsabilité revienne aux températures élevées 

L’été s’est ensuite poursuivi sans évènement notable avec une pression des maladies tout à fait raisonnable. Le mois de septembre s’est déroulé dans de parfaites conditions climatiques avec une belle luminosité et des températures élevées. Malgré cela, le processus dematuration s’est déroulé très lentement. Il a donc fallu attendre que les sucres augmentent mais surtout que l’acidité baisse.

Ainsi, les vendanges qui s’annonçaient très précoces n’ont finalement commencé que le 12 septembre à Rully et le 17 septembre à Chablis.

La récolte 2014 reste moyenne en volume, certes très supérieure à 2013 mais loin de 2009 ou 2011. Pour la fermentation alcoolique, nous travaillons en levures indigènes. De ce fait la fermentation est habituellement assez lente. Cette année, elle est partie très vite et s’est achevée assez rapidement.

En terme de style, on retrouve une belle structure minérale, très typée Chablis. C’est un millésime qui demande à être travaillé en cave avec des batonnages, ce que nous n’avions plus eu à faire depuis le millésime  2010.

Sur Rully, la récolte est aussi de très belle qualité avec un bon équilibre sur les blancs et une belle matière sur les rouges.

2013, UNE ANNEE DIFFICILE MAIS UN MILLESIME REUSSI

Si la saison 2012 a été difficile, elle ne constituait qu’un avant goût de 2013 !

Un conseiller en biodynamie, indiquait d’ailleurs dès le début de la saison que l’année 2013 serait difficile sur le plan cosmique. Et les planètes ont tenu leurs promesses…
L’hiver fut frais et très humide avec notamment, en début d’année, une période très froide accompagnée d’un vent glacial qui a rendu le travail assez pénible. Le printemps a démarré sur le même modèle : fraîcheur et humidité avec pour conséquence un retard au débourrement d’une dizaine de jours. 
Nous avons dû positionner un premier traitement relativement tôt, non pas à cause d’une pousse avancée de la végétation, mais du fait des précipitations soutenues et régulières. A Rully, les premiers traitements se sont d’ailleurs fait à dos sur les parcelles de bas de coteaux tellement le terrain était impraticable en tracteur.
La floraison a démarré à la mi-juin (soit avec plus de 10  jours de retard) et s’est terminée fin juin  pour les secteurs les plus tardifs. La suite de la saison a été rythmée par une succession de périodes humides et de périodes sèches qui ont heureusement coupé les cycles d’évolution des champignons (mildiou et oïdium).
Nous avons observé les premières baies vérées à la mi-août ce qui laissait déjà présager des vendanges plutôt tardives. (NB : la véraison correspond au changement de couleur du raisin; très facile à repérer sur les cépages rouges, elle est plus délicate à observer sur les blancs). 
Au mois de septembre, le temps a été plutôt correct mais avec des températures presque trop élevées compte tenu de l’humidité. C’est à cette période que nous avons pu mesurer l’impact de la coulure due aux très mauvaises conditions climatiques lors de la floraison.

Les vendanges ont débuté dès les premiers jours d’octobre. Il a en effet fallu attendre suffisamment pour que les acidités diminuent et que le raisin atteigne le bon équilibre. Les conditions climatiques chaudes et humides ont donné un coup d’accélérateur très net à la maturation. L’état sanitaire s’est lui aussi mis a évolué très rapidement et plutôt défavorablement. Nous avons donc récolté sur un temps très court afin de rentrer le raisin au meilleur moment. 
Au final, la récolte 2013 est la plus faible que nous ayons enregistré depuis les 30 dernières années. Mais les moûts étaient très concentrés (certainement du fait du faible rendement) et d’une belle complexité aromatique. Gourmands et flatteurs, les vins se goutent bien dès leur plus jeune âge.

2012, UN MILLESIME STRUCTURE ET COMPLEXE

Cette saison 2012 pourrait se résumer par son extrême difficulté. 

La période de mai à juillet a été marquée par des pluies très fréquentes et une atmosphère humide en permanence. Ceci a généré une pression des maladies cryptogamiques (mildiou en début de saison puis oïdium en fin de saison) particulièrement forte sur une très longue période. Nous n'avons donc connuaucun répit tout au long de la saison.
Bien entendu, la situation a été encore plus difficile à équilibrer en bio. Mais nous nous en sommes bien sorti et les vignes affichaient un très bon état sanitaire excepté sur quelques secteurs très sensibles au mildiou.

Le mois d'août très ensoleillé et chaud nous a bien entendu aidés en stoppant l'évolution des maladies et en accélérant le processus de maturation très lent jusqu'alors. Mais les quelques jours très chauds de la mi-août -avec des températures sous abri supérieures à 40°C-  ont occasionné des phénomènes degrillure. Ces dégâts sont d'autant plus importants que nous ébourgeonnons beaucoup pour favoriser l'aération autour des grappes et leur bonne exposition.
Pendant tout le mois d'août, il n'a quasiment pas plu et la première averse significative est arrivée le 13 septembre. C'était nécessaire pour permettre au raisin d'achever sa maturation dans de bonnes conditions.

Les premières analyses et dégustations sur raisin laissaient présager un très joli millésime qualitativement. La maturation du raisin s'est faite tranquillement dans de très bonnes conditions: les degrés ont augmenté progressivement et les acidités ont diminué proportionnellement. Les petites pluies de la deuxième quinzaine de septembre ont été très positives pour l'équilibre sucre/acide des jus.

Dès les premiers prélèvements avant les vendanges, nous savions que les rendements seraient faibles car les baies libéraient peu de jus. Ce pronostic s'est malheureusement confirmé sous le pressoir tout au long de la récolte avec des rendements de 20 à 40% inférieurs à la normale. La quantité est donc faible mais la qualité est vraiment au rendez vous; c'est une très belle surprise compte tenu de la difficulté de la saison.
Les fermentations alcooliques ont démarré très lentement; il a ainsi fallu plus de 10 jours auxlevures naturelles pour entrer en action. Une fois le top départ donné, la fermentation s'est déroulée de façon très régulière. 
Les 2012 se caractérisent par leur complexité et leur très belle structure.

 

2011, UN MILLESIME FIN ET AROMATIQUE

L’hiver humide et frais sans être froid s’est accompagné d’un temps bas durant les mois de décembre et janvier.

A la fin mars, le très beau temps et les températures élevées ont provoqué un démarrage très précoce de la végétation. Ce même climat s’est maintenu durant les mois d’avril et de mai induisant une croissance régulière de la vigne. Mais du fait du manque d’eau la pousse n’a pas connu de phases d’accélération.
Au 20 mai nous observions les premières fleurs soit une avance de 2 à 3 semaines par rapport à la moyenne.

A la fin juin, le temps a changé, les températures ont fraîchi et des épisodes pluvieux assez conséquents se sont succédés. L’été 2011 fut franchement maussade et les vendanges initialement programmées fin août ont été retardées d’une semaine.

La récolte a commencé le 2 septembre à Rully et le 5 septembre à Chablis. Il était très important de ne pas se précipiter. Cependant, les acidités avaient tendance à chuter rapidement sans que les degrés augmentent proportionnellement. Il fallait donc attendre …mais pas trop !

Avant la fermentation malolactique, les vins avaient déjà une belle présence aromatique. Après malo, ils se sont beaucoup affinés et ont gagné une belle persistance.

2011 est un millésime très plaisant et séduisant, d’une très belle complexité aromatique et d’une grande finesse en fin de bouche.

2010, UN MILLESIME DIFFICILE MAIS TRES PROMETTEUR

Après un hiver froid et rigoureux accompagné de plusieurs passages neigeux, le printemps est resté frais. La végétation a d’ailleurs démarré de façon très tardive avec les premières feuilles visibles seulement au début du mois de mai.

Ensuite, tout au long de la saison, les conditions climatiques ont été très difficiles rendant le travail dans les vignes assez compliqué, et cela d’autant plus en agriculture biologique.
La floraison s’est déroulée sous des températures fraîches avec une succession de passages pluvieux. Ceci a eu pour conséquence un important millerandage. Elle s’est par ailleurs étalée sur une période assez longue ce qui a induit un décalage important de maturité dans les parcelles. 

L’été lui aussi a été assez chaotique. Une période très chaude fin juin-début juillet a permis de réduire la pression des maladies puis la météo a continué en dents de scie tout l’été avec une pluviométrie assez importante.

Nous avons attaqué les vendanges le 20 septembre à Rully puis le 23 septembre à Chablis soit un peu plus tôt que prévu mais la récolte s’est étalée dans le temps. En effet, il a fallu suivre l’évolution de la maturité parcelle par parcelle pour récolter au bon moment. Bizarrement, malgré les pluies importantes en saison, le rendement en jus a été très faible, comparable à celui de 2003. Ceci s’explique en grande partie par la proportion importante de 
grains millerandés.

Les fermentations alcooliques ont duré assez longtemps. Les premières dégustations qui ont suivi montraient une belle structure et une très grande concentration mais des vins sur la réserve. Le potentiel était palpable mais ne s’exprimait pas. 
Ce n’est qu’après des fermentations malolactiques longues et tardives que les vins se sont révélés : à la fois fins et puissants, élégants et racés.

2009, UN MILLESIME ATTENDU ET REUSSI

En 2009, la végétation a debourré de façon assez précoce. Puis, après une petite période fraîche, un long épisode ensoleillé est arrivé vers la fin du mois de mai. La vigne a alors poussé rapidement.

Les premières fleurs ont été vues début juin ce qui constituait une précocité marquée avec une avance de 10 jours environ sur la moyenne. Puis la floraison s’est déroulée de façon assez lente.
Les mois de juin et de juillet ont été marqués par de fortes précipitations ce qui a beaucoup compliqué le travail dans les vignes tant pour l’entretien des sols que pour la lutte contre les maladies cryptogamiques.
En effet, 2009 était notre premier millésime 100% bio sur Chablis et Rully puisque nous étions alors en première année de certification sous le contrôle d'Ecocert. Or,  la pression de maladie était assez hors norme tant pour le mildiou et l'oïdium que pour les vers de la grappe. Il est assez rare que ces deux maladies se manifestent en même temps dans la mesure où les conditions requises pour ces deux champignons ne sont pas les mêmes. Or, en 2009, les conditions optimales pour l’un et l’autre ont alterné au cours de la saison maintenant une pression maximale. Malgré ce contexte délicat, nous avons pu maintenir un état sanitaire correct. 
En août, la météo s’est améliorée et le beau temps s’est maintenu en septembre.

Nous avons attaqué les vendanges le samedi 12 septembre à Rully puis le mercredi 16 septembre à Chablis. La récolte s'est déroulée sous une météo très clémente: un vrai temps de vendange avec brumes et brouillard le matin puis grand soleil dans la journée. 
Dès la récolte, le potentiel du millésime était perceptible. Il s’est confirmé et amplifié tout au long de l’élevage. Les 2009 se caractérisent par leur très belle matière, leur équilibre et leur salinité toute chablisienne en fin de bouche. Ils se situent dans la lignée des 2007 et des 2008 dans leur typicité et leur élégance.

2008, UN MILLESIME D’EQUILIBRE

Comme l'année précédente, 2008 fut une année très difficile d'un point de vue climatique et cela dès la floraison. En effet, les températures contrastées sur cette période ont proqué une coulure assez importante.

Néanmoins, contrairement à 2007, la pousse s’est faite de façon régulière et sans coup de feu.

Les mois de juillet et d'août ont été très perturbés avec des précipitations abondantes et surtout très fréquentes. 
La situation a été d'autant plus délicate à gérer que nous avons passé en 2008 la totalité du domaine de Rully et sur les Cote de Lechet du domaine de Chablis enagriculture biologique (la conversion officielle des deux domaines a démarré en 2009) 
Or, 2008 est probablement la pire année que l'on pouvait imaginer d'un point de vue climatologique pour mettre en place un programme bio. En effet la pluie a provoqué une très forte pression des différentes maladies de la vigne tout en compliquant les interventions du fait des sols humides. Un exemple: le labour permet d'éliminer les mauvaises herbes sans avoir recours aux herbicides. En année humide, les mauvaises herbes poussent davantage mais les labours sont plus délicats à faire pour ne pas tasser les sols humides. Même problématique pour les traitements: le cuivre et le soufre qui sont utilisés en agriculture biologique ont une rémanence faible ce qui signifie qu'ils sont lessivés par la pluie. Dans le cas d'averses fréquentes, il faut donc intervenir régulièrement toujours sans tasser les sols.

La véraison s’est déroulée très lentement.
Heureusement, après cet été difficile, le mois de septembre a été sec et venté. Un vent du nord très présent a séché le raisin et la végétation, allant même jusqu'à provoquer des phénomènes de déshydratation sur les baies et, de ce fait, laconcentration des arômes et des sucres. 
Nous avons ainsi rentré une très belle qualité que nous n'espérions plus fin août. Les rendements sont certes faibles mais les vins sont très structurés et équilibrés. Le millésime 2008 se situe dans la veine des 2002 avec une très bellestructure, du fruit et une belle minéralité en fin de bouche.

Comme 2007, le millésime 2008 a demandé beaucoup de travail et d'attention dans les vignes mais aussi en cave. Les fermentations malolactiques , particulièrement lentes, se sont déroulées naturellement à la fin du printemps, début de l’été 2009. Nous avons par ailleurs utilisé un nouveau procédé permettant de remettre les lies en suspension dans les cuves sans pompage, selon le principe du batonnage.

2007, MILLESIME TRES TYPE 

L’automne 2006, puis l’hiver 2006/2007 se sont caractérisés par leur grande douceur. Ceci a favorisé une reprise d’activité précoce de la vigne avec le débourrement dès la deuxième semaine d’avril. Ce mois d’avril a d’ailleurs été celui de tous les records en termes de chaleur et d’ensoleillement. Les records sont mêmes battus à la fin du mois avec des températures dignes d’un mois de juillet et des maximales comprises entre 25 et 30°C. La conséquence évidente est une pousse très rapide de la vigne avec 2 à 3 nouvelles feuilles par semaine. Les travaux en vert (attachage, ébourgeonnage, relevage,…) s’enchaînent à un rythme très soutenu et assez éprouvant pour tous.
A ce stade, la végétation compte entre 3 semaines et 1 mois d’avance sur la moyenne et 2007 devient l’année la plus précoce des 25 dernières. L’avance se maintient et la floraison se déroule vers le 20 mai, nous faisant envisager des vendanges très précoces. S’installe ensuite et pour tout l’été un temps particulièrement maussade : frais, pluvieux et très peu ensoleillé ce qui rend la véraison longue et laborieuse.
Le soleil fait son retour début septembre et même si le temps reste frais, la pluie cesse pratiquement. A Rully, nous avons vendangé à partir du samedi 1er septembre et sur 4 jours. Le raisin présentait un excellent état sanitaire. Les blancs montrent un très bel équilibre. Pour les rouges, couleur, fruit et structure sont au rendez vous. A Chablis, les vendanges ont démarré le 6 septembre et se sont étalées sur 3 semaines – ce qui est beaucoup plus long que l’habitude-  afin d’atteindre la maturité optimale sur l’ensemble de nos parcelles. Après s’être énormément dépêché en avril et en mai, il a fallu s’armer de patience et faire des observations très régulières dans les parcelles pour récolter au bon moment. Là encore, le parfait été sanitaire était un élément clé car il nous permettait d’attendre le temps nécessaire.
Au final, 110 à 120 jours se sont écoulées entre la pleine floraison et la récolte au lieu des traditionnels 100 jours qui nous servent de référence. C’est une première ! En 2003, nous nous trouvions dans une situation extrême elle aussi mais exactement inverse puisque seulement 90 jours séparaient la floraison de la vendange. Après un suivi performant dans les vignes, ce millésime a aussi demandé de l’attention en cave afin de choisir le bon rythme de remontage pour les cuves et de batonnage pour les fûts. A la suite du millésime 2006 assez tendre, on retrouve avec 2007 un  millésime très typé chablis avec des notes fraîches, beaucoup de minéralité en fin de bouche et une belle longueur. 

2006, UN MILLESIME RICHE ET SEDUISANT 

Après un hiver 2005/06 rigoureux et accompagné de fréquentes chutes de neige, le mois d'avril est resté assez frais et humide. Le débourrement est intervenu fin avril/début mai, soit une date dans la normale. En mai, la météo demeurait maussade. 

Au mois de juin, les températures ont nettement augmenté et la floraison s'est déroulée en quelques jours. Puis nous avons eu un mois de juillet très chaud et sec avec quelques orages assez violents mais, heureusement, isolés. En août, un temps froid et pluvieux s'est installé. La pluie abondante des 2 dernières semaines a permis au cycle végétatif de se débloquer et à la maturation de reprendre son rythme nettement ralenti par les fortes chaleurs de juillet. 

En septembre, nous avons pu vérifier toute la justesse du proverbe selon lequel " Septembre fait le vin ". La météo était superbe et le millésime 2006 ne l'est pas moins. 

Nous avons démarré les vendanges le lundi 18 à Rully et le mercredi 20 à Chablis. 

A Chablis, la maturité était acquise. Nous avons donc vendangé tôt et rapidement afin de préserver l'acidité. Il est d'ailleurs intéressant de constater que cette problématique autrefois rencontrée uniquement dans les vignobles méridionaux se manifeste de plus en plus fréquemment en Bourgogne. La matière première étant très belle, nous avons fait peu de tri. En cave, et toujours dans l'optique de garder à nos vins toute leur fraîcheur, nous avons légèrement réduit la fréquence des batonnages pour les vins en fûts. Pour les vins en cuve, nous avons comme d'habitude conservé les lies fines mais nous les avons remises en suspension un peu moins souvent. 
Au final, les 2006 présentent de la matière, de la complexité et une belle fraîcheur en bouche. 

A Rully, un orage intervenu vers le 15 août nous a obligé à faire un tri très strict surtout sur les rouges. Nous avons fait des macérations moyennement longues pour préserver la finesse des vins. Les blancs sont assez toniques, avec une belle matière. 

Le millésime 2006 se place donc dans la droite ligne de 2005. Pourtant ce fut une année plus difficile et plus technique que 2005 pour atteindre ce résultat. En effet, la météo très contrastée de l'année a rendu les choses un peu plus compliquée dans les vignes. A la cave, nous avons aussi dû adapter notre vinification de manière à rester fidèles à notre style

2005, L'EQUILIBRE PARFAIT 


Après un hiver calme, la reprise d'activité végétative s'est faite assez tardivement. Le mois d'avril est resté frais puis un changement radical de climat est intervenu au début du mois de mai provoquant une véritable explosion de la végétation. En quelques jours, le paysage viticole a complètement changé. 

Trois semaines de temps frais ont suivi puis une deuxième explosion de végétation a eu lieu à la fin mai. La pleine fleur a été observée vers le 10 juin ce qui nous situait dans une bonne moyenne. Les températures assez fraîches pendant la fleur ont entraîné un peu de coulure. Ce phénomène, dès lors qu'il reste en proportions raisonnables, est plutôt un facteur positif en terme de qualité car il augmente la proportion de petits grains et réduit naturellement les rendements. 

Le cycle végétatif s'est ainsi déroulé par à-coups jusqu'à la vendange au gré des évolutions climatiques. D'un point de vue phytosanitaire, la pression mildiou était élevée mais nous avons bien maîtrisé la situation. 

Nous avons démarré les vendanges le lundi 19 septembre à Rully. Dans les blancs, le rendement était très faible conséquence à la fois de la faible charge et du rendement en jus limité du fait de la sécheresse. Les degrés étaient magnifiques et les jus très concentrés. 
Dans les rouges, l'état sanitaire était excellent ce qui ne nous a pas empêché de réaliser un tri sévère à la parcelle puis à l'arrivée à la cave pour éliminer les grappes moins mûres ou les grains séchés par le soleil. Grâce à ce travail, nous avons ensuite pu réaliser des cuvaisons suffisamment longues pour extraire tout le potentiel du raisin mais pas trop pour préserver le fruit et l'esprit du pinot noir. 

A Chablis, nous avons débuté le mercredi 21 septembre et terminé le jeudi 29 en faisant une pose de deux jours les 24 et 25 septembre. Les degrés étaient élevés sur les parcelles de vieille vigne et très satisfaisants sur l'ensemble du domaine. Là encore, les rendements limités nous ont permis d'obtenir des jus riches et concentrés. 

La spécificité de ce millésime 2005 vient de l'équilibre parfait entre degrés et acidités. On obtient ainsi le compromis idéal entre la maturité et la complexité de 2003 et la vivacité et la structure de 2004. 

2004, UN MILLESIME DE VIGNERON ET DE VINIFICATEUR 

Après un hiver doux et humide, la reprise de végétation s’est faite lentement courant mars. 
Aucun dégât de gelées de printemps n’a été à déplorer. La pleine floraison a été observée entre le 20 et le 25 juin ce qui nous situait dans la moyenne. 

En juillet, des records de fraîcheur ont été battus avec des températures n’excédant pas – ou très rarement- les 20°C. Le cycle végétatif a alors commencé d’enregistrer un certain retard. Au mois d’août, le temps particulièrement maussade a accentué ce retard, la véraison évoluant très lentement. Après un été 2003 exceptionnellement chaud, l’été 2004 s’est donc distingué par sa fraîcheur. 

D’un point de vue sanitaire, le point marquant au vignoble en 2004 fut incontestablement la très forte pression d’oïdium. « Du jamais vu » d’après Bernard, qui a pourtant plus de 50 millésimes d’expérience. Les premiers symptômes sont apparus dans le vignoble à la fin du mois de juin et la pression ne s’est pas relâchée ensuite. Nous avons donc accentué la surveillance des vignes afin d’intervenir au bon moment. L’oïdium a en effet ceci de particulier qu’il doit être traité préventivement, le curatif étant assez peu efficace. Un matériel de pulvérisation performant et parfaitement réglé ainsi qu’une bonne aération de la végétation par ébourgeonnage et égrappage nous ont permis de préserver un excellent état sanitaire sur la totalité de nos parcelles. 

En 2004, les vendanges ont commencé le 27 septembre à Rully et le 29 à Chablis soit exactement un mois plus tard qu’en 2003 ! Nous revenons donc à des dates plus habituelles pour notre région. 

Nous avons inauguré, en 2004, une nouvelle installation de réception de vendange et de pressurage nous permettant de respecter encore mieux la matière première. 
Les nouvelles bennes à vendange sont ainsi équipées d’un caisson en partie basse, destiné à collecter les jus et à les séparer de la récolte afin d’éviter tout phénomène d’oxydation. Puis, les bennes sont vidées sur un tapis élévateur pour alimenter l’un ou l’autre des pressoirs. Nous pouvons de cette manière affiner le tri et le raisin n’est absolument pas trituré. Le pressurage doux nous permet de sélectionner les meilleurs jus. Enfin, nous avons choisi des pressoirs équipés de maies de dimension réduite afin que la surface de contact entre l’air et le jus soit la plus faible possible. 

Il nous faudra bien sûr plusieurs campagnes pour mesurer tout l’intérêt de cette nouvelle installation. Cependant, nous avons déjà pu observer cette année de très faibles taux de bourbes dans les jus ce qui permet de travailler encore davantage sur la finesse des vins. 

Les vins présentent déjà une très belle structure, du fruit et beaucoup d’élégance. 

2003, UN MILLESIME D'EXCEPTION 

En 2003, gel de printemps, sécheresse et canicule se sont conjugués pour nous donner une récolte exceptionnellement précoce. 

L'hiver 2002/2003, doux et humide, s'est distingué par un ensoleillement très faible.
L'activité végétative de la vigne a repris précocement, à la mi-mars pour nettement ralentir début avril. Le gel a en effet sévi pendant une semaine avec des températures descendant jusqu'à -8°C dans les secteurs les plus froids. Ceci a occasionné des pertes de 10 à 30% selon les parcelles. A partir de la mi-avril, la vigne a poussé à un rythme très soutenu. Nous avons ainsi effectué le premier relevage à partir du 19 mai (au lieu de début juin habituellement). Conséquence de cette croissance éclair : les rameaux étaient très fragiles et il a donc fallu relever avec beaucoup de douceur. Les premières fleurs étaient visibles début juin. 

Au début du mois d'août, la vigne présentait déjà une avance de maturité de deux semaines par rapport à la moyenne. A la mi-août, après un épisode caniculaire à plus de 40°C, la vigne affichait entre 3 et 4 semaines d'avance. La récolte était en parfait état sanitaire mais nous observions des problèmes de grillure sur les faces exposées au soleil de l'après-midi et de nets symptômes de déshydratation des grains qui commençaient à figuer. 

Nous avons commencé les vendanges dès le 29 août de manière à préserver le maximum d'acidité naturelle. En effet, les degrés étant exceptionnels cette année, la principale préoccupation était de préserver les acides naturels du raisin qui sont un élément essentiel de la structure du vin mais qui sont brûlés par le soleil. Grâce à un réglage minutieux de la machine à vendanger, nous avons réussi à détacher uniquement les jolis grains, les baies grillées restant accrochées à la vigne. En plus de sa précocité, ce millésime se caractérise aussi par ses petits rendements. Ils sont la conséquence à la fois du petit nombre de raisin et du faible rendement en jus lié à l'épaisseur des pulpes -et donc à la sécheresse- . 

Des dégustations très régulières des moûts puis des vins nous ont permis de suivre la fermentation puis l'élevage au plus près et ainsi d'adapter nos interventions en conséquence. Du fait de la structure des jus- ronds et peu acides cette année- nous avons opté pour un élevage peu interventionniste afin de les manipuler le moins possible. Nous avons ainsi réduit la fréquence et la vigueur des batonnages sur les fûts et les cuves n'ont pas été remontées. Une fois la fermentation malolactique terminée, nous avons effectué un soutirage. L'aération a eu un effet très bénéfique en redynamisant les vins. 

Gustativement, le millésime 2003 est assez étonnant pour le chablisien puisque les vins sont gras, ronds et très fruités. Cependant, grâce à notre choix de vendanger de bonne heure, nous avons su préserver la fraîcheur et la minéralité de nos vins et donc leur identité chablisienne. 

2002, UN MILLESIME DENSE ET STRUCTURE 

L'hiver 2001/2002, particulièrement ensoleillé, a été marqué par des températures très froides en décembre et janvier puis très douces en février. L'activité végétative de la vigne a repris précocement, vers le 15-20 mars selon les secteurs avec une évolution rapide de la végétation jusqu'à la fin du mois d'avril. Il n'y a pas eu de dégâts de gelées de printemps à déplorer. 
En mai, le développement de la vigne a nettement ralenti du fait d'un rafraîchissement des températures. Puis la floraison s'est déroulée courant juin dans de bonnes conditions. 
D'importantes précipitations ont été enregistrées à la fin du mois d'août et au début de septembre avec pour conséquence un net ralentissement de la maturation. Fort heureusement le temps sec et le soleil ont fait leur retour dès le 12 septembre. 

Nous avons débuté les vendanges le lundi 23 septembre sur les secteurs précoces. Puis nous avons arrêté 4 jours, du vendredi au lundi pour permettre aux parcelles plus tardives d'atteindre leur pleine maturité. Attendre est le seul moyen d'obtenir le meilleur niveau de maturité et donc de qualité en zones plus tardives. Jusqu'à présent les éléments nous ont été favorables mais il existe toujours un risque dans le cas où les conditions météo se dégraderaient subitement. Mais, comme dit le proverbe, " qui ne risque rien n'a rien ". 

Nous avons obtenu un rendement faible et une très belle qualité de vendange. Grâce à notre bonne maîtrise de la vigueur de la vigne, la sortie de grappe était moyenne et les baies de petite taille. A cela s'est ajouté un faible rendement en jus avec un pressurage long et difficile du fait de l'épaisseur importante de la pulpe du raisin. Cette concentration se traduisait aussi au niveau aromatique par des raisins très fruités et goûtus. Le moût présentait de bonnes acidités et d'excellents degrés naturels. 

La fermentation alcoolique, assez lente cette année, a duré de 10 jours jusqu'à plus de 20 jours pour les vins logés en fûts. La fermentation malolactique s'est enclenchée assez rapidement -dès le mois de décembre- et de façon naturelle. Une fois les malo terminées, les vins ont été soutirés avec réincorporation des lies fines afin de poursuivre l'élevage. Belles structures, bonne acidité, millésime très prometteur: les dégustations montrent un important potentiel qui va nécessiter, pour s'exprimer pleinement, un élevage un peu plus long que pour les précédentes récoltes. 

2001, UN MILLESIME CAPRICIEUX MAIS REUSSI 

2001 a été à la fois un millésime de vigneron et de vinificateur. Beaucoup de travail et d’efforts ont en effet été nécessaires tant à la vigne qu’à la cave pour obtenir des vins dignes de notre appellation et de nos terroirs. 

Après un hiver doux et pluvieux, le débourrement a démarré vers le 6 avril pour s’étaler jusqu’à la fin du mois en raison d’un épisode froid de 15 jours. Les quelques nuits de gel des 14, 20 et 22 avril n’ont pas occasionné de dégâts dans nos vignes. 

La floraison a débuté dès le 12 juin sur les secteurs les plus précoces pour s’achever vers le 25 juin dans les zones les plus tardives. Cet étalement est lié à la période fraîche et pluvieuse de la mi-juin. Le soleil est heureusement revenu avec l’arrivée de l’été ce qui a permis à la floraison de s’achever rapidement. La sortie de grappe étant assez faible, nous n’avons pas effectué de vendange en vert excepté sur deux parcelles de jeunes vignes. En revanche, nous avons réalisé un ébourgeonnage très soigné avec deux passages début juin et à la mi-juillet. Cette opération qui consiste à éliminer les rameaux surnuméraires limite l’entassement du feuillage et assure une meilleure aération au niveau des grappes. C’est ainsi, qu’en dépit des très fortes pressions de mildiou et de botrytis, nous avons pu amener un raisin sain à parfaite maturité. 

Le mois d’août, ensoleillé avec des températures caniculaires, a été suivi par un mois de septembre froid et pluvieux. Cette météo a entraîné des difficultés de maturation d’où le ban de vendange tardif fixé au 1er octobre. Cela fait plus de 10 ans que nous n’avions pas commencé à vendanger en octobre ! Nous avons démarré le lundi 1er octobre dans l’après-midi. Pendant toute la première semaine, les conditions météo ont été peu favorables avec des alternances de soleil et d’averses. Nous avons récolté seulement un tiers de notre vignoble pendant cette première semaine. Puis nous avons arrêté de vendanger pendant 4 jours, nuageux mais secs, afin de laisser la maturation s’achever. Les 2/3 restant de nos vignes ont été récoltées à partir du 9 octobre par un temps sec et ensoleillé, un véritable été indien avec des températures allant jusqu’à 25°C. 

Les moûts présentaient des acidités correctes et des degrés légèrement inférieurs aux années précédentes. Les fermentation alcoolique et malolactique se sont déroulées tranquillement et sans à-coups. 

Après malo, nos vins conservent une acidité satisfaisante par rapport à la moyenne du millésime ce qui leur donne une bonne tenue et un potentiel d’évolution. Les vins révèlent par ailleurs une belle structure, de la complexité aromatique et de la fraîcheur. Flatteur, le millésime 2001 devrait s’apprécier assez jeune.

2000, UN MILLÉSIME D'AVENIR 

D'un point de vue climatique, l'année 2000 a été marquée par des variations brusques des températures et de la pluviométrie. Les températures fraîches du mois d'avril ont retardé le débourrement qui ne s'est achevé qu'à la fin du mois. Avec des mois de mai et juin particulièrement chauds et ensoleillés, la vigne a rattrapé son retard et même pris quelques jours d'avance par rapport à la moyenne. Dans ces conditions, la floraison s'est effectuée très rapidement à la mi-juin.

Juillet au contraire restera dans les mémoires comme un mois particulièrement arrosé et faiblement ensoleillé. La petite avance prise dans le déroulement du cycle végétatif est perdue et nous nous retrouvons dans la moyenne.

Heureusement, à partir de la mi-août, le soleil revient et la pluie cesse. Début septembre les températures fléchissent un peu ce qui réduit la pression des maladies cryptogamiques puis remontent.

Les vendanges ont démarré le 22 septembre par beau temps et n'ont été interrompues que 2 jours par un petit épisode pluvieux. Au final et malgré les à-coups climatiques de l'année, la vendange s'est avérée d'une qualité exceptionnelle. 

Nous avons aussi pu mesurer tout l'intérêt de nos efforts de maîtrise des rendements. La vendange en vert réalisée fin juillet sur les vignes qui en avaient besoin nous a permis d'obtenir de moûts encore plus concentrés, riches et équilibrés. 

Les fermentations (alcoolique puis malolactique) se sont déroulées doucement mais régulièrement. 

Les vins présentent une grande richesse, de l'équilibre et une belle complexité aromatique (les notes dominantes sont notamment et pour le moment, agrumes et fruits frais). Soutenu par une bonne acidité, ce millésime présente un important potentiel de garde

1999, UNE RECOLTE GENEREUSE ET DE QUALITE 

Après un début d'hiver 1998/99 précoce et froid, l'année 1999 a commencé avec des conditions climatiques contrastées et des changements de temps très brusques. 

Des variations importantes de température pendant le cycle végétatif ont entraîné une croissance irrégulière. 
Le débourrement est intervenu de façon assez précoce. Puis un épisode froid en avril a bloqué la pousse de la vigne. En mai, au contraire, des températures élevées accompagnées de pluie ont entraîné une croissance très rapide de la végétation (2 à 3 feuilles par semaine). 
La pleine floraison était observée vers le 10 juin. 

Les bonnes conditions climatiques durant l'été et jusqu'à la mi-septembre ont permis une maturation rapide et régulière du raisin. La météo a ensuite été plus agitée avec plusieurs épisodes pluvieux. 
Nous avons débuté les vendanges le 22 septembre avec du beau temps. La récolte s'est ensuite étalée sur 15 jours avec de fréquentes interruptions dues à la pluie. 
La récolte 99 est incontestablement généreuse mais néanmoins qualitative. La fermentation alcoolique s'est déroulée sans encombre. La fermentation malolactique a démarré tardivement (en janvier 2000) mais s' est achevée rapidement. 
Les acidités assez faibles donnent des vins gouleyants et gras en bouche, agréables dès leur jeune âge .

1998, UN MILLESIME D'UNE EXCELLENTE TENUE 

1998 restera dans les mémoires comme une année météorologiquement difficile avec d'importantes variations de températures et une pluviosité très irrégulière.

Débourrement à une date normale, explosion de la végétation en mai, floraison avec une semaine d'avance sur la moyenne, voici les principales caractéristiques du cycle végétatif en 1998. 
Nous avons échappé aux traditionnelles gelées de printemps pour malheureusement subir un important orage de grêle le 14 mai. De basses températures ont caractérisé les mois de juin et juillet. Puis une période de canicule (jusqu'à + 40°C) est arrivée avec le mois d'août occasionnant de la grillure sur les coteaux les mieux exposés. 

Secs et ensoleillés, les 10 jours précédant la récolte ont permis d'amener le raisin à un bon niveau de maturité. Les vendanges ont démarré le 25 septembre sous un temps variable, nous obligeant à marquer quelques pauses. Le bon état sanitaire du raisin nous permettait de prendre notre temps et la récolte s'est déroulée sur 15 jours. 
La fermentation alcoolique s'est effectuée lentement donnant davantage de gras aux vins. La fermentation malolactique a démarré plus tard et s'est étalée sur plusieurs mois. 

Les vins de 1998 ont une bonne tenue avec des acidités moyennes et une belle complexité aromatique. 
La dominante aromatique de ce millésime se situe sur des arômes très frais de fruits à chair blanche. 

1997, UN MILLESIME FLATTEUR 

Après un hiver assez peu rigoureux, la végétation démarre précocement. Le débourrement est ainsi observé avec 3 semaines d'avance par rapport à une année moyenne. 
En dépit de quelques épisodes pluvieux ou froids, la végétation a conservé son avance. La floraison se déroule 10 jours plus tôt que d'habitude de même que les vendanges. La récolte a d'ailleurs démarré dès le 22 septembre dans le chablisien. 
Des conditions météorologiques exceptionnellement belles ont accompagné les dernières semaines de la maturation et toute la période des vendanges. 

Parfaitement saine, cette belle récolte se caractérise par sa richesse en sucre et des acidités relativement faibles. La fermentation alcoolique s'est déroulée très rapidement, immédiatement suivie par la fermentation malolactique. Ouverts et flatteurs, les 1997 se goûtent très bien dès leur jeune âge. Ces vins sont riches, gras et particulièrement fruités. 

Aujourd'hui, le millésime 97 exprime toute sa richesse avec une large palette aromatique. 

1996, UN GRAND MILLESIME DE GARDE 

Grisaille, froid, vent et quelques épisodes neigeux caractérisent l'hiver 1995/96. 

La vigne a ensuite évolué au rythme des à-coups climatiques: débourrement tardif dû à une période froide en Mars puis floraison éclair (7 jours) grâce à une période très ensoleillée en Mai. 

Au cours des mois d'Août et Septembre, le bon ensoleillement, la bise et les températures assez fraîches ont assuré une maturation douce et régulière du raisin. 

Le ban des vendanges était fixé le 28 Septembre. Elles se sont déroulées dans de bonnes conditions, ensoleillées et sèches. 

La récolte très saine mais peu abondante (du fait du faible rendement en jus) a donné au moût la tenue d'un grand millésime. Des degrés alcooliques élevés, associés à de fortes acidités ont conféré une structure et une puissance exceptionnelles au vin. 
Les 96, un peu difficiles à goûter dans leur jeunesse, commencent à s'ouvrir et à révéler tout leur potentiel. Les vins sont amples, puissants et riches et la longueur en bouche excellente. 

Grand millésime de garde, on parlera encore des 96 pendant longtemps.

1995, UN MILLESIME QUI TIENT SES PROMESSES 

A un hiver doux et pluvieux a succédé un printemps médiocre. Les températures relativement clémentes n'ont pas occasionné de gel grave sur le vignoble.

La floraison s'est déroulée vers le 23 juin et la règle selon laquelle les vendanges commencent environ 100 jours après la fleur a été respectée.

L'été ensoleillé a permis au raisin de se développer et de mûrir dans d'excellentes conditions. Malgré les précipitations du début du mois de septembre, le raisin est arrivé à maturité dans un parfait état sanitaire.

Le beau temps est revenu vers le 20 septembre et a accompagné les vendanges qui ont démarré vers le 28 du même mois.

La richesse en sucre du raisin de même que l'acidité soutenue, gages d'un bon équilibre, ont permis une bonne évolution du vin.
Le millésime 95 est à apprécier dès maintenant.

1994, UNE ANNEE GELIVE DE FAIBLE RENDEMENT 

La douceur de l'hiver 1993/94 a provoqué une reprise précoce de la végétation. On retrouvait ainsi le niveau de 1990. 

Malheureusement, une période froide a occasionné d'importantes gelées de printemps dans le vignoble. La floraison s'est déroulée dans d'excellentes conditions à partir du 12 juin et jusqu'à la fin du mois. 

Au mois de juillet, la maturation du raisin s'est déroulée dans d'excellentes conditions météorologiques. 

Les précipitations abondantes de la fin du mois d'août ont favorisé le développement de quelques foyers de botrytis. Le soleil est heureusement revenu le 22 septembre, date du début des vendanges, et a continué de briller pendant toute la récolte. 

Les faibles rendements ont donné des vins structurés, aptes au vieillissement. L'évolution du Chablis 1er cru Côte de Lechet vieille vigne en est la meilleure preuve. Très minéral au départ, ce vin a développé avec le temps de nouvelles notes florales lui donnant une belle complexité aromatique. En bouche, le vin est rond et flatteur. 

Il peut encore se conserver quelques années. 

PETIT CHABLIS

PETIT CHABLIS

Chardonnay 100%

Produit sur les plateaux  dominant les vallées, le Petit Chablis se caractérise par sa fraîcheur. Sa robe pâle, sa vivacité assortie à des notes minérales traduisent la subtilité du Chardonnay planté sur des sols très caillouteux. Le vin est mis en bouteille 8 mois après la récolte afin de préserver toute sa fraîcheur.
Le grand atout de cette appellation est son excellent rapport qualité-prix. Nous ne produisons que de petites quantités de ce vin qui convient parfaitement pour l'apéritif ou pour accompagner une assiette de charcuteries.

CHABLIS

CHABLIS

Chardonnay 100%

Nos vignes en appellation Chablis se répartissent sur 12 ha situés au coeur du vignoble chablisien.
Ce vin est élevé en cuves inox de manière à préserver la typicité de l'appellation. Nos Chablis se caractérisent par leur fraîcheur, une attaque franche et une bonne persistance.
Au niveau aromatique, les notes minérales dominent et sont parfois associées à de légères touches d'agrumes (citron, pamplemousse).
A boire dans les 2 ans pour accompagner par exemple des fruits de mer ou des poissons.

CHABLIS, vieille vigne CHABLIS, vieille vigne

CHABLIS, vieille vigne

Chardonnay 100%

Le raisin provient d'une vigne d'un hectare en appellation Chablis, âgée de 50 ans et très bien exposée. Cette cuvée est vinifiée de manière à extraire le maximum du potentiel du terroir. Le vin est vinifié et élevé en fûts de chêne pour 25% de la production avec batonnage régulier pendant 12 mois. Les 75% restant sont vinifiés et élevés en cuves inox sur lies fines pendant le même temps. L'assemblage final donne un vin ample et riche dont le bouquet délicat laisse parfois percer des notes de chèvrefeuille. A garder 3 ou 4 ans, il accompagnera parfaitement poissons et volailles grillés.

CHABLIS 1er CRU , LES LYS

CHABLIS 1er CRU , LES LYS

Chardonnay 100%

Ce premier cru " historique " a appartenu à la couronne royale il y a plusieurs siècles, ce qui explique son nom. Il se situe entre Chablis et Milly, à côté des Vaillons. Plantée par Bernard dans les années 60, cette parcelle était auparavant assemblée avec la cuvée de Vaillons. Nous la vinifions désormais séparément.

Ce premier cru se caractérise par sa richesse aromatique et sa grande finesse en bouche. 
Friand et gras, il peut s'apprécier seul ou pour accompagner, par exemple, des poissons en papillotes.

CHABLIS 1er CRU, Les Vaillons

CHABLIS 1er CRU, Les Vaillons

Chardonnay 100%

Le 1er cru Les Vaillons regroupe plusieurs lieux-dits. En ce qui nous concerne, certaines de nos parcelles se situent sur le lieu-dit Les Vaillons, d'autres sur le lieu-dit Les Lys.
Dans cette cuvée, jeunes et vieilles vignes sont assemblées.
La jeune vigne a été plantée avec une sélection des meilleurs clones de Chardonnay. Le vin qui en est issu apporte fraîcheur et notes florales.
Le vin produit par les vieilles vignes se caractérise par sa structure et sa finesse.
L'assemblage final donne un vin équilibré, fin et harmonieux.
A boire dans les 4 ans, ce cru accompagne agréablement poissons en papillotes ou viandes blanches.

CHABLIS 1er CRU, Côte de Lechet

CHABLIS 1er CRU, Côte de Lechet

Chardonnay 100%

Nous exploitons 8 hectares de ce premier cru situé sur un des coteaux du village de Milly et localisé sur la rive gauche du Serein. Nous sommes les plus importants propriétaires de ce cru.
Lors de la plantation de certaines parcelles, nous avons trouvé d'impressionnants fossiles parfaitement conservés d'Exogyra virgula. Le sol caillouteux et ensoleillé des parcelles se reflète dans ce vin puissant et complexe. Il s'épanouit en vieillissant et exprime des arômes minéraux typiques de silex et de pierre à fusil. Le Côte de Lechet est en effet parmi les premiers crus du vignoble chablisien ayant le plus important potentiel de garde.
Il se marie très bien avec des poissons au beurre blanc, blanquette, volaille à la crème.

CHABLIS 1er CRU COTE DE LECHET, RESERVE CHABLIS 1er CRU COTE DE LECHET, RESERVE

CHABLIS 1er CRU COTE DE LECHET, RESERVE

Vieille vigne, élevé en fûts de chêne
Chardonnay 100%

Le raisin provient d'une de nos plus anciennes parcelles, plantée en 1955 par Bernard Defaix, et particulièrement bien exposée au soleil (S-SE). Cette cuvée est partiellement vinifiée en fûts de chêne. La moitié du vin fermente en fûts et reste ensuite 12 mois en barriques sur lies fines avec des batonnages réguliers.
Après dégustation, le vin élevé en fûts est assemblé avec la même cuvée élevée en cuve inox. La cuvée finale est mise en bouteilles 18 mois après la récolte.
Cette cuvée Réserve exprime toute la puissance de la Côte de Lechet. Le nez marie l'élégance des fleurs à l'intensité minérale du terroir. Rondeur, plénitude, richesse et longueur caractérisent la bouche.
A boire avec un saumon (à l'unilatérale par exemple)ou d'autres poissons nobles.

BOURGOGNE ALIGOTE

BOURGOGNE ALIGOTE

Aligoté 100%

Le Bourgogne Aligoté, sélectionné dans la région d’Auxerre, provient exclusivement du cépage Aligoté. Vin blanc, gourmand et frais, il se déguste dans sa jeunesse. Le Bourgogne aligoté est un vin blanc, gourmand et frais. Des notes acidulées et une jolie vivacité en font un parfait vin d’apéritif. Il est préférable de le déguster dans sa jeunesse afin de préserver toute sa fraîcheur.
Servir vers 10-11°C avec par exemple une assiette de charcuterie ou une salade de crudités.

SAINT BRIS – SAUVIGNON

SAINT BRIS – SAUVIGNON

Sauvignon blanc 100%

Saint Bris se situe dans la région d’Auxerre (à 15 km de Chablis) et le vin provient exclusivement du cépage Sauvignon ce qui fait de cette appellation une exception en Bourgogne. 
Des arômes d’agrumes et de citron, parfois une note d’herbe fraîche ; la bouche est équilibrée et structurée. Il est préférable de le déguster dans sa jeunesse afin de préserver toute sa fraîcheur.
Servir vers 11°C avec par une quiche lorraine ou au saumon.

BOURGOGNE ROUGE

BOURGOGNE ROUGE

Pinot noir

Ce Bourgogne rouge, sélectionné dans le vignoble auxerrois, est exclusivement issu du cépage Pinot Noir. L'élevage est réalisé en fûts de 2 ou 3 vins -et non en fûts neufs- afin de respecter la fraîcheur du vin. Nous effectuons la mise en bouteilles après une légère filtration, de manière à préserver la typicité et le caractère du vin. Ceci peut expliquer la présence d'un léger dépôt dans la bouteille.

On retrouve les notes de fruit rouge typiques du Pinot noir dans ce vin fin mais néanmoins plein de caractère. Il accompagne parfaitement un plateau de charcuterie et même une viande blanche ou rouge peu relevée. Servir à température ambiante.

 

CHABLIS 1er CRU Fourchaume

CHABLIS 1er CRU Fourchaume

Chardonnay 100%

S'étendant sur 115 hectares, le Fourchaume est le plus vaste des premiers crus chablisiens. Implanté à gauche des grands crus, il bénéficie d'une excellente exposition Sud/Sud-Est et arrive en général à maturité parmi les premiers.
Nous vinifions ce vin exclusivement en fûts de chêne de 1 à 5 vins avec des batonnages réguliers. Cela nous permet de travailler les lies et d'arrondir le vin sans laisser les arômes boisés prendre le dessus. Au terme d'environ 12 mois d'élevage, le vin sera mis en bouteilles après une légère filtration.
A la fois souple, puissant et d'une grande finesse, ce vin présente des arômes de fruits et une belle minéralité en fin de bouche. Servir à 13°C avec par exemple des langoustines rôties.

CHABLIS GRAND CRU, Bougros

CHABLIS GRAND CRU, Bougros

Chardonnay 100%

Ce grand cru est situé à l'extrémité ouest/sud-ouest des 7 grands crus chablisiens. Notre cuvée de Bougros est issue d'une vigne localisée en haut de coteau ce qui lui permet de bénéficier d'un excellent ensoleillement. La fermentation et l'élevage sont réalisés en fûts de chêne avec des batonnages réguliers. La fraîcheur de la cave nous dispense de passer les vins au froid, la précipitation des cristaux de tartre s'étant faite naturellement au cours de l'hiver.

Le vin est donc mis en bouteilles après une très légère filtration après environ 18 mois d'élevage. Flatteur et gouleyant avec des arômes de fleur, de chèvrefeuille notamment et des notes minérales, il est aussi plein en bouche avec une bonne longueur. Servir à 13oC avec par exemple un turbot vapeur aux asperges.

CHABLIS GRAND CRU, Vaudésir

CHABLIS GRAND CRU, Vaudésir

Chardonnay 100%

Implanté entre Valmur et Preuses, voisin des Grenouilles, le grand cru Vaudésir s'étend sur presque 15 ha. Il se caractérise par un terrain plus pentu, moins calcaire et un peu plus léger que les autres grands crus. La vinification et l’élevage sont menés de la même manière que pour le Bougros. Rond, gras et séduisant, le Vaudésir est aussi d'une grande finesse.

DOMAINE BERNARD DEFAIX
17, rue du Château, Milly - 89800 Chablis
Tél. 03 86 42 40 75 - Fax : 03 86 42 40 28